jeudi 21 novembre 2019
Accueil / Près de chez vous / Bretagne / Axelle Borel : « Entendre la Marseillaise retentir pour une victoire c’est une grande fierté ! »
borel
Axelle Borel, pétillante et talentueuse, vise le haut niveau ! (photo: Lenaig Guihaire)

Axelle Borel : « Entendre la Marseillaise retentir pour une victoire c’est une grande fierté ! »

Elle a de sa mère la beauté et la classe de la belle équitation, et de son père la hargne et les couleurs tricolores dans les veines. A pas encore 16 ans, la jeune Axelle Borel a fait parler d’elle à maintes reprises. De ses débuts à poney à l’âge de deux ans, à sa victoire en CSIO Children à Deauville en 2015, l’adolescente briochine vit entre le centre équestre familial et ses amies, avec un rêve à terminer : revêtir une nouvelle fois sa veste bleue frappée du coq doré ! Rencontre…

Horse-Actu.fr : A quel âge as-tu commencé l’équitation ?

Axelle Borel : J’avais deux ans, je crois, quand j’ai commencé. Papa et Maman (Saik Borel, membre de l’équipe de France de concours complet, et Sophie, ndlr) possédaient déjà le centre équestre de St Brieuc et je montais sur les Shetlands du club. C’est à 4 ans que j’ai commencé la compétition, j’ai eu assez rapidement Fricotin, le shetland qu’aujourd’hui monte encore Marie ma petite-sœur et qui a aussi été monté par Léo, mon frère.

H.A. : As-tu pratiqué un autre sport que l’équitation ?

A.B. : J’ai fait un petit peu de gym étant petite. Puis avec Léo, j’ai fait un an de patin à glace, mais j’ai très vite été rattrapée par l’équitation. Aujourd’hui il n’y a pas autre chose que j’aime plus que les chevaux. Je ne pratique pas d’autres sports à l’extérieur.

H.A. : Comment se sont passées tes premières sélections ?

A. B. : C’était l’année de mes 14 ans. C’est évident que je le dois à Roseau du Marais, qui a été mon complice dans cette aventure, mais aussi à Papa avec qui j’ai beaucoup travaillé en amont et qui m’accompagne au quotidien. C’est une aventure que l’on a construite tous ensemble ici et que nous avons concrétisée.

H.A. : Tu alternes beaucoup entre chevaux et poney, n’est-ce pas trop compliqué ?

A.B. : Cela ne me dérange pas réellement. Ce qui est le plus compliqué à gérer ce sont plutôt les amplitudes de chacun. C’est assez difficile parfois de passer d’un grand prix cheval au grand prix poney, mais cela ne me dérange pas à côté de cela.

H.A. : Comment vois-tu ta saison à venir ?

A.B. : Les poneys sont à vendre, donc tant qu’ils sont là je vais tourner en Grand Prix poney. Pour les chevaux, cette saison je suis dans le Grand National aux côtés de Laurent Goffinet et Tony Cadet, je vais faire des 140 et les CSI Junior, et pourquoi pas revenir en équipe de France.

H.A. : Le Grand National ?

A.B. : Je suis fière de pouvoir le faire et surtout aux côtés de cavaliers comme Tony et Laurent. Le Grand National c’est un circuit important, je trouve enrichissant de pouvoir le faire en équipe avec de grands cavaliers. C’est bien aussi pour la suite, pour les juniors, et puis cela permettra de pouvoir être à la hauteur des évènements sportifs qui seront à venir.

H.A. : L’équipe de France est toujours dans un coin de ta tête ?

A.B. : Aujourd’hui on va tourner sur les CSI et le GN. Il nous faut nous préparer et comme cela nous serons prêts si on fait appel à moi. Il faut savoir être patient. Avec Roseau, je peux compter sur sa petite sœur, Alouette, qui a évolué sous la selle de Régis Bouguennec, et avec qui je vais faire les épreuves 1,35m. Nous allons la faire monter tranquillement en puissance.

H.A. : Les prochaines échéances ?

A. B. : Prochainement je vais aller en Belgique pour un CSI Poney et pour les chevaux je vais faire le CSI** de Lamballe dans quinze jours, c’est une chance d’avoir ce type de compétition proche de la maison.

H.A. : La compétition, Axelle, c’est une histoire de famille ?

A.B. : Oui c’est une histoire de famille. Les chevaux sont ici depuis leur plus jeune âge, mes parents m’accompagnent et le plus souvent possible nous partons tous ensemble avec Marie et Léo. J’ai grandi avec Roseau, et c’est un cheval qui nous a, à tous, apporté beaucoup de par l’histoire que l’on a écrite ensemble. Nous partons en camping-car ensemble, ils ont tous été présents aux championnats d’Europe, la compétition c’est le plus souvent avec eux.

H.A. : Comment vis-tu ton adolescence ?

A.B. : Cela se passe bien. Très bien à vrai dire. C’est vrai que souvent lorsque mes amies vont en ville ou passent du temps libre, moi je vais au club, mais je suis ravie de les retrouver au lycée. J’ai autant d’ami(e)s aujourd’hui au lycée qu’au centre équestre. Je suis d’ailleurs très proche des personnes ici au club. Je fais la part des choses, mais cela se passe pour le mieux.

H.A. : C’est quoi les rêves d’Axelle aujourd’hui ?

A.B. : Je voudrais pouvoir continuer à monter à cheval. J’aimerais voir mon avenir comme aujourd’hui et en vivre. Aujourd’hui mes parents souhaitent que je continue mes études et je crois que c’est important de le faire, mais oui, monter et continuer vers le haut niveau est un rêve.

H.A. : Ton plus beau souvenir ?

A.B. : J’aurai du mal à choisir entre les championnats d’Europe et le CSIO à Deauville. L’équipe a été une chose exceptionnelle et Deauville a représenté beaucoup dans ma jeune carrière. Les chevaux avaient merveilleusement bien sauté, l’ambiance était géniale. C’est à ce moment-là que j’ai découvert tout le monde, découvert la sélection et c’est là que tout a démarré.

H.A. : Ta plus grosse déception ?

A.B. : Ce n’est pas vraiment une grosse déception. Je n’ai pas eu de grosse déception dans le cheval. Mais j’ai le regret de la faute que j’ai faite aux Europe. J’aurais voulu que les championnats ne se finissent pas comme cela. Ce n’est pas une faute que je fais d’habitude, cela m’a beaucoup déçu de voir que je la fais alors que l’on avait travaillé énormément. La faute est pour moi, elle est idiote, et j’y pense encore même s’il faut aller de l’avant.

H.A. : L’équipe de France ?

A.B. : C’est un objectif d’y retourner. J’ai l’envie de prouver que c’était une erreur en children, mais j’ai à cœur de porter encore la veste bleue. Que ce soit le voyage ou l’ambiance avec tout le monde, je crois que tant que l’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas comprendre ce que j’ai pu ressentir, c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire, l’équipe de France est quelque chose qui me plaît, que j’aime passionnément. Entendre la Marseillaise retentir pour une victoire c’est une grande fierté…

Portrait chinois

H.A. : Si tu étais un gâteau Axelle ?

A.B. : Je serais sans doute une tarte à la fraise. Je suis gourmande pas forcément de sucrerie, même le plus souvent de salé.

H.A. : Série ou Cinéma ?

A.B. : Série, sans hésitation. En ce moment c’est plutôt « The Walking Dead », ce n’est pas très féminin (rires).

H.A. : Ta musique du moment ?

A.B. : Je ne sais pas j’écoute de tout à vrai dire, si je dois faire un choix se serait « You don’t Know me ».

Propos recueillis par Damien Kilani – DK Prod.

Suggestions

deroubaix

CSI4* Bourg-en-Bresse : la victoire pour Alexis Deroubaix

Rendez-vous incontournable cette semaine avec le très prisé CSI 4* de Bourg-en-Bresse. Les victoires tricolores …