lundi 21 octobre 2019
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Camille Condé Ferreira a retrouvé le sourire ! (photo: Xavier Boudon)

Camille Condé Ferreira: « Je suis heureuse avec ce que j’ai »

Le CSI2* de Deauville a été l’occasion de croiser l’une des plus talentueuses cavalières de sa génération, et en tout cas la plus titrée, Camille Condé-Ferreira. Après une année 2016 mitigée, entre médaille européenne et piquet peu fourni, la seine-et-marnaise reprend du poil de la bête ! Nouveaux chevaux, nouvelle méthode de coaching, Camille va beaucoup mieux et ça se voit ! INTERVIEW !

Horse-Actu.fr: Où en es-tu aujourd’hui ?

Camille Condé-Ferreira: Je continue à faire progresser les chevaux et à progresser moi aussi. J’ai pas mal de nouveaux chevaux, d’autres qui étaient déjà là mais qui ont eu du mal à se déclencher. Je commence à avoir une bonne petite équipe de chevaux de concours pour être performante régulièrement. J’ai eu quelques changements dans mon écurie et je suis plutôt contente car j’ai maintenant des chevaux capables d’aller sur 1,30m/1,35m.

HA: L’an dernier, tu as eu comme un trou dans ton piquet. En dehors de Pirole, c’était difficile…

CCF: Après elle, je n’avais rien réellement derrière. Cette année, j’ai Valgo des Félines que l’on a pu voir tourner deux trois fois sur de belles épreuves. Il n’a que 8 ans mais est déjà assez performant. Je l’avais déjà l’année dernière mais c’était encore un gros bébé. Ensuite j’ai récupéré il y a deux mois et demi le frère de Valgo, Titan, qui avait déjà tourné sur 1,45m. Je n’ai pas eu la chance de le tourner longtemps car il a eu des problèmes de santé mais je pense que ça va être un super cheval une fois qu’on aura tout réglé. Et j’ai d’autres chevaux classés ou gagnants sur 1,30m/1,40m. Je me fais vraiment plaisir avec les chevaux que j’ai.

HA: Comment les as-tu dénichés ? Est-ce que les propriétaires sont venus à toi ?

CCF: J’ai beaucoup de chevaux du même éleveur (Lionel Dedrie, élevage des Félines dans l’Yonne, ndlr), Valgo, Titan, Triade pour les grosses épreuves, et Avatar, Tatanka, Uricane pour le commerce. Je vais essayer de garder Uricane un peu plus longtemps que les autres car je pense qu’il a un peu de potentiel. La saison dernière, j’avais des chevaux pour gagner 1,20m/1,25m, mais c’est bien de continuer avec des chevaux sur un peu plus haut.

HA: C’est bon pour le moral ?

CCF: Oui, ça fait du bien. Même si je n’ai pas beaucoup de chevaux pour sauter 1,40m et plus, je suis heureuse avec ce que j’ai et je me fais plaisir.

HA: Tu travailles apparemment avec une préparatrice mentale, qu’est-ce que cela t’apporte ?

CCF: Je travaille avec Carine Camboulives depuis le début de l’année. Notre première séance était fin janvier. Au début, nous nous posions toutes les deux des questions, on se demandait si l’on avait besoin l’une de l’autre. Je me suis rendue compte qu’elle m’aidait beaucoup. J’arrive à mieux gérer certaines choses.

HA: Maintenant que le mental, les chevaux vont bien, as-tu une ambition particulière cette année ?

CCF: J’ai bien sûr envie de rapporter un maximum de médailles. Il y a trois jours de championnat qui nous attendent (le Master Pro, ndlr). Ensuite, les championnats de France jeunes cavaliers et si tout va bien, les championnats d’Europe. On n’y est pas encore et on est loin d’y être. L’objectif n°1 est d’aller aux Europe, et arrivée là-bas de tout donner avec Pirole pour essayer de faire une médaille. Il y a moyen que l’on se batte bien toutes les deux. On se connait bien et nous sommes aguerries sur les championnats.

HA: Elle ne t’a pas encore tout donné ?

CCF: Bien sûr qu’elle a beaucoup donné. Pendant l’année, on se donne à 100%, mais aux championnats c’est 200%. Cela fait presque 4 ans que ça fonctionne. Sur 4 championnats d’Europe, on a rapporté 4 médailles. Une petite dernière, ce serait pas mal (rires).

HA: Il y a quelqu’un dans ta vie qui semble compter beaucoup…ton compagnon Brieuc Epaillard. Comment ça s’organise entre vous ?

CCF: On ne travaille pas ensemble puuisqu’il est basé à la Bosquetterie avec son père, et moi en Seine-et-Marne. On échange énormément, on essaie de se retrouver sur les concours, on regarde nos parcours. Nous ne sommes pas forcément d’accord car nous avons tous les deux un caractère assez fort. Souvent, on se rend compte que nous avons plus ou moins raison l’un et l’autre. Quand on peut, il y a un petit match entre nous si on dispute les mêmes épreuves.

HA: Beaucoup de jeunes cavaliers partent voir ailleurs comment ça marche. Cela te tenterait de le faire ?

CCF: Pour le moment, je n’y pense pas. J’ai quand même de bons chevaux aux écuries, ça ne serait donc pas très utile. Je ne pense pas qu’aller à l’étranger soit très utile, il y a de très bonnes écuries en France. A part pour la langue où cela peut nous aider. Les gens sont un peu obsédés par vouloir partir. Si je fois le faire, je ne partirai sans doute pas à l’étranger.

HA: Et sinon tu trouves du temps pour faire autre chose que monter…?

CCF: Franchement, non, je ne vis presque que pour ça. De temps en temps, je vais faire un peu de shopping…mais c’est tout ! (rires)

Propos recueillis par Xavier Boudon.

 

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