vendredi 24 mai 2019
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maya
© Alleaume Gilles 2017. Jumping de Versailles 2017. Grand Prix Renault et de la Ville de Versailles.

Grand Prix Renault – Ville de Versailles: Alvarez Moya à toute vitesse !

L’espagnol nous a refait la même qu’à Wellington il y a quelques semaines. Cette fois, il a choisi la Grande Ecurie du Roi et une météo plus fraîche pour se jouer de ses adversaires. Son grand et dégingandé Arrayan ne semblait pas physiquement conçu pour la petite piste en fer à cheval. Le fils de Baloubet du Rouet a compensé par une souplesse extraordinaire, lui permettant de tourner très court et de s’articuler comme un chat au-dessus des obstacles.
Enfin une épreuve passionnante et disputée digne de l’écrin magique imaginé par l’équipe de Gérard Manzinali ! Pourtant, le chef de piste Uliano Vezzani avait ménagé les montures, laissant 12 couples se qualifier pour le barrage. Les français ne furent pas vraiment à la fête, avec seulement deux qualifiés sur neuf, tandis qu’Olivier Robert, vainqueur vendredi soir, et Philippe Rozier préférèrent ne pas partir.
Premiers à s’élancer, Pénélope Leprévost et le félin Urano de Cartigny fautèrent sur le second obstacle du barrage, un vertical étroit de couleur beige. Pour le reste, l’étalon de Bertrand Pignolet se promena. A 9 ans, le bai a un bel avenir devant lui. Malin Baryard-Johnsson (SWE) signa le premier double sans faute associée à H&M Que Channa 42 mais son chrono restait relativement lent. Daniel Deusser (GER) la délogea rapidement avec près de 5 secondes de moins. L’allemand ouvrit la voie à ses poursuivants. Alberto Zorzi (ITA) et l’ancien cheval de Marc Dilasser Rackham’Jo franchirent l’arrivée avec 7 centièmes de mieux. Mais l’italien ne resta pas longtemps en tête puisque Harrie Smolders et le sculptural Emerald passèrent sous les 39’’. Dernier à s’élancer, Sergio Alvarez Moya n’avait d’autre choix que de serrer chaque virage et ‘optionner’ chaque fois que c’était possible. Lorsqu’il passa l’ultime vertical, Sergio leva les yeux vers le panneau d’affichage. 36’’21, soit pile deux secondes de moins. Il retira sa bombe et entama un tour d’honneur spontané devant un public certes refroidis par la nuit mais réchauffé par le spectacle offert. Arrayan, le nouveau Carlo d’Alvarez Moya…?
Classement complet: CLIQUEZ ICI.

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