samedi 21 septembre 2019
Accueil / Complet / Gwendolen Fer : « Je voudrais retourner à Badminton »
fer
Gwendolen Fer vise les JO de Tokyo notamment avec Traumprinz (© Xavier Boudon)

Gwendolen Fer : « Je voudrais retourner à Badminton »

À tout juste 31 ans, Gwendolen Fer est la première cavalière au classement permanent FFE Pro de concours complet. Numéro 10 national, tombée dedans quand elle était petite, la tricolore oscille entre les compétitions et ses écuries où elle accueille entre autres des élèves en sport études. Et si elle rêve de JO à Tokyo, elle garde à l’esprit qu’il faut savoir prendre le temps pour réussir. Rencontre.

Horse-Actu.fr : Quel a été ton déclic pour l’équitation ?

Gwendolen Fer : Ma famille n’est pas du tout une famille de cavaliers. J’ai commencé dès le plus jeune âge et j’ai très vite attrapé le virus de la compétition. À 8 ans, et en partie parce que le poney-club où je montais faisait du complet, j’ai pris part à mes premières compétitions.

H.A : Vous avez pris part rapidement au Championnat de France de la discipline ?

G.F : (éclat de rire) Oh oui j’ai tout fait (éclat de rire). Je crois que je les ai tous faits de la plus petite catégorie aux jeunes cavaliers et j’ai obtenu un titre dans au moins chacune d’entre elles. Mes parents m’ont suivi depuis le départ. J’ai deux frères qui ont 8 et 10 ans de plus que moi, ce qui fait qu’ils sont très vite partis de la maison quand moi j’ai commencé les compétitions. Mon père a ainsi pu me suivre plus particulièrement et puis ils sont aussi tombés dans le virus de la passion du cheval.

H.A : Justement vos parents sont présents à vos côtés ?

G.F : Ils m’ont aidé au départ à m’installer, et aujourd’hui ils m’aident à tenir l’écurie. Ils sont à la retraite tous les deux, maman s’occupe de la gestion, quant à moi je m’occupe du reste au quotidien.

H.A : Comment avez-vous vécu le passage en 3* ?

G.F : C’est vrai que j’étais pressée d’y aller, mais Day Nice (avec qui elle faisait du CIC et CCI**, ndlr) s’est blessé et cela a ralenti un peu mon passage. C’est à l’arrivée de Leria du Ter à ce niveau-là que j’ai pu y aller. Il fallait plutôt me freiner, c’est ce qu’a fait Bruno (Bruno Bouvier, cavalier international disparu il y a quatre ans, Ndlr) et du coup j’ai fait une ultime saison en ** pour pouvoir participer au Championnat d’Europe jeune cavalier, ce qui m’a permis de faire mon entrée en douceur en 3* alors que Leria prenait 9 ans. On apprenait en même temps, mais au final c’est un bon maître d’école.

H.A : Les choses se sont accélérées après ?

G.F : Je suis rentrée en équipe de France après, mais pas dans les grands championnats. J’avais un gros point noir avec Leria, le dressage qui me fermait ces portes-là. Et c’est à l’arrivée de Romantic Love que j’ai pu réellement y accéder. Avec Leria j’ai pu faire Burgley, car j’étais déjà dans le groupe, et Romantic m’a permis la sélection en 2015.

H.A : Les objectifs pour 2017 ?

G.F : Avec Romantic je souhaiterais pouvoir retourner à Badminton pour prendre un classement (16° en 2016), et réaffirmer aussi une régularité que j’ai perdue l’an passé. Pour Traumprinz je vais m’engager sur le 3* de Saumur et puis après on verra la suite de la saison pour les deux chevaux.

H.A : Et Curt Cobain avec qui vous avez fait les deux tests indoor de Saumur et Bordeaux ?

G.F : C’est un cheval qui a dix ans et qui est assez compliqué sur le plat. Il est beaucoup plus à l’aise à l’obstacle j’ai donc décidé de le mettre dans des épreuves CSO 1,35m et 1,40m. J’ai besoin moi aussi de m’aguerrir sur ce niveau d’épreuve et je pense que ce sera positif.

H.A : Des chevaux en devenir ?

G.F : J’ai un petit passage à vide même si Vivaldy d’Aurois va arriver. Il est un peu tardif, mais derrière j’ai des 4 et 5 ans qu’il faut laisser mûrir.

H.A : Des hobbies ?

G.F : Pas de course à pied comme Marine (rires), je déteste cela. Malheureusement je suis très prise par les écuries. Entre ma carrière sportive, les sport-études et les travaux je n’ai pas de temps à l’extérieur. J’aime beaucoup lorsque je peux prendre du temps pour les travaux et le bricolage et une fois ne pas monter à cheval dans la journée.

H.A : Votre équipe ?

G.F : J’ai une plus grosse équipe derrière moi depuis, car les écuries et le nombre de sport-études augmentent. Mon compagnon Maxime intervient sur la structure en tant que préparateur physique et mental, car cela est aussi important dans notre sport. Et puis j’ai une cavalière, une groom et des palefreniers.

Portrait Chinois.

Si vous étiez un gâteau ? Il ne faut pas me poser cette question à moi, car je suis excessivement gourmande (rires). Mais si je devais choisir, ce serait mille-feuille ou choux à la crème.

Un pays ? La France obligatoirement, je rêve de monter sous les couleurs de l’équipe de France. Cela me fait vibrer, et j’aime mon pays.

Un film ? Je ne suis pas du tout cinéma.

Un super héros ? Catwoman.

Si vous aviez un rêve ? Que tout marche bien dans ma carrière sportive je rêve de JO à Tokyo en 2020, j’ai râté ceux de 2016, donc forcément je rêve de cela. Mais dans tous les cas que les écuries aillent bien et que ma carrière sportive continue à marcher.

Propos recueillis par Damien Kilani.

Suggestions

deroubaix

CSI4* Bourg-en-Bresse : la victoire pour Alexis Deroubaix

Rendez-vous incontournable cette semaine avec le très prisé CSI 4* de Bourg-en-Bresse. Les victoires tricolores …