jeudi 19 octobre 2017
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Aurélie riedweg, nouveau pilote du crack olympique Bart L (photo: Xavier Boudon)

Interview: Bart L, le retour en grâce du champion avec Aurélie Riedweg

Au terme d’un cross sélectif, et d’un saut d’obstacles impeccable, le médaillé olympique de Rio Bart L a remporté le CCI* de Bertichères. Au-delà de la performance sportive, ce résultat met en lumière sa nouvelle cavalière, bien connue sur le circuit jeunes chevaux : Aurélie Riedweg. Rencontre avec une jeune femme bien consciente de sa chance et des enjeux que son couple représente.

Horse-Actu.fr : Qu’est-ce ce que cela fait de se retrouver là avec Bart L?

Aurélie Riedweg : Déjà, c’est génial. C’est beaucoup de pression car ce n’est pas n’importe quel cheval. Quand il est là, tout le monde le regarde. On est obligé de faire bien, on n’a pas le choix. Je prends du métier petit à petit, je prends confiance petit à petit, la route est encore longue. J’ai encore plein de lacunes mais je pense que je suis sur la bonne voie.

H-A : Comment s’est passée la prise de contact avec Bart L ?

A.R. : Cela n’a pas été évident. Il était là et il fallait le monter. Je le montais déjà à la maison. On ne savait pas trop si nous allions sortir en concours ou pas. Nous avons pris les choses au fur et à mesure. La saison arrivant, il a fallu se décider. Nous avons commencé par une petite épreuve où j’ai pris mes marques. Je n’ai pas pris de risque, j’ai fait en sorte que cela se passe bien. C’est notre 3ème concours et cela va de mieux en mieux. Le cheval écoute vraiment bien, j’ai vraiment confiance en lui. Maintenant, nous allons peut-être essayer de passer la marche supérieure.

H-A : Des choses ont-elles changé depuis le passage de Bart sous votre selle ?

A.R. : Le cheval a un peu changé. Mathieu l’avait beaucoup travaillé, il le montait à la perfection. Avec moi il est obligé de s’adapter à une équitation beaucoup moins physique. Je n’ai ni la précision ni la force de Mathieu. Pour le moment, c’est sans doute l’effet de surprise. Je le trouve plus facile car je pense qu’il m’écoute un peu plus. Je le monte davantage en liberté ce qui lui laisse plus d’occasions de faire le pitre. Il est fabuleusement dressé, il saute extraordinairement bien. On voit qu’il a énormément de métier.

H-A : Le cross de ce premier Royal Jump a fait beaucoup parler. Qu’en avez-vous pensé ?

A.R. : Lors de la reconnaissance, je me suis dit que ce n’était pas un parcours évident pour lui. Il y avait beaucoup de dénivelés, ça tournait énormément. Les obstacles étaient magnifiques, tout était très clair. Le niveau technique pour un 1* était difficile. Evidemment je me faisais moins de soucis sur la technique. Par contre je m’en faisais plus sur le fait de le lâcher dans son galop et de le récupérer. Par dessus le marché, il a plu et le terrain était extrêmement glissant.

H-A : C’est Bart qui vous a montré le chemin ?

A.R. : J’ai réussi à partir dès le début dans un bon galop. Après je n’ai pas pris de risque dans les courbes. J’ai pris quelques secondes de temps. Quand j’essaie d’avoir le contrôle, je vois bien que je n’y arrive pas totalement. J’essaie de le monter dans son équilibre, dans son grand galop et de le laisser un petit peu faire. Pour l’instant, ça lui va bien.

H-A : Sur l’hippique, cela s’est plutôt bien terminé ?

A.R. : Ce n’était vraiment pas l’épreuve pour laquelle j’étais la plus inquiète. Depuis que je le monte, ça se passe tout le temps bien et le cheval saute très bien. Je le perds moins que sur le cross forcément. Je ne me faisais pas de souci…hormis le fait que j’étais très stressée (rires), j’avais quand même peur de faire une boulette.

H-A : D’autant que Pierre (Defrance) n’était pas loin…

A.R. : …oui c’est ça (rires)…heureusement qu’il n’est pas loin car il faut toujours me garder sur les rails ! En plus j’ai voulu lui faire énormément plaisir.

H-A : Le fait que Bart soit toujours à vendre ajoute-t-il de la pression ?

A.R. : Effectivement, cela rajoute beaucoup de pression car l’objectif reste de le vendre. S’il réalise de bonnes performances, les gens vont penser que c’est normal vu son palmarès. Je sais que si je fais une contre-performance, cela va nuire à la réputation du cheval. Pour le moment, c’est très bon pour lui. On sait qu’il peut gagner avec un crack. Il devait montrer qu’il pouvait gagner avec quelqu’un de « normal ». J’espère être normale (rires). On gère concours après concours. On ne pense pas à long terme. A chaque concours, on décide de la suite.

H-A : Prochaine étape ?

A.R. : Je dois me requalifier, je vais donc faire quelques nationaux. La prochaine étape si tout va bien devrait être la Pro 1 du Pin fin juin. Je continue avec les jeunes chevaux et des chevaux intermédiaires. J’ai la chance de monter de bons chevaux, et Pierre (Defrance, son compagnon, ndlr) est à fond derrière moi, les installations sont parfaites, tous les feux sont au vert.

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