lundi 21 octobre 2019
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Le Stade d'Ornano, théâtre des exploits de centaines d'athlètes durant les JEM Normandie 2014 (© Gilles Alleaume)
Le Stade d'Ornano, théâtre des exploits de centaines d'athlètes durant les JEM Normandie 2014 (© Gilles Alleaume)

JEM Normandie 2014: excédent de 1 million d’euros

Passé quelque peu inaperçu lundi dernier, le rapport de la Cour des Comptes de Basse et Haute Normandie sur la gestion du GIP Normandie 2014 a été révélé par nos confrères de Paris Normandie (LIRE ICI). Deux informations importantes sont à souligner : le nombre d’entrées payantes (394.000 contre 575.000 billets édités, pour 314.000 visiteurs « uniques »), et le bénéfice estimé à environ 1 million d’euros.

L’instance régionale avait pour mission de contrôler les comptes de la structure ayant organisé les Jeux Equestres Mondiaux 2014, et ainsi de voir si sa gestion avait été réalisée dans le respect de ses engagements vis-à-vis des partenaires publics qui ont financé les JEM. Réponse de la Cour des Comptes : « Les modalités de gouvernance et de gestion interne du GIP ont été conformes à la réglementation. Les collectivités membres ont été régulièrement informées des enjeux et des décisions à prendre, et ont eu l’occasion de faire valoir leur position en toute connaissance de cause. L’examen des règles de la commande publique et de marchés significatifs ne fait pas ressortir d’anomalies et permet de conclure que le GIP a payé ses prestations à un coût dont le niveau peut globalement être estimé normal. » Ainsi s’exprime-t-elle.

123€ de subvention par spectateur

Toutefois, si le fonctionnement n’a pas été fautif, elle relève néanmoins que les dépenses avaient été sous-estimées, multipliées par 1,5 comparées aux prévisions, pour un montant final de 79 millions d’euros. Il est évident que certains postes ont pu générer des coûts supplémentaires, notamment liés aux intempéries. Au total, les fonds publics ont représenté 38 millions d’euros, soit 48% du budget global. Chaque entrée a coûté 67€ de fonds publics, et chaque spectateur 123€. D’après le rapport, les recettes engendrées par le sponsoring et la publicité auraient elles aussi été sous-évaluée, comme l’avait souligné Fabien Grobon lors de la conférence de presse d’annonce du bilan des jeux.

Et la pérennité dans tout ça ?

Parmi les dépenses, 20 millions d’euros ont été nécessaires pour construire les aménagements spécifiques à l’événement. Si les auditeurs insistent sur le fait que « le processus de pilotage des travaux a permis au GIP de s’assurer qu’il ne finançait pas des travaux non nécessaires aux Jeux« , ils constatent aussi que « malgré l’intention initiale du GIP, seule une petite part aura un caractère pérenne significatif pour la filière équine. » Autrement dit, l’objectif principal des collectivités – qu’il subsiste un héritage après les Jeux – n’a pas été atteint. Cela ne manquera pas de donner raison à certains observateurs qui avaient très vite mis le doigt sur ce sujet sensible. Les acteurs de la filière équine normande le savent, il n’y a en effet que peu d’infrastructures qui ont survécu aux Jeux. Ceux-ci ont servi de catalyseur à la rénovation du Pôle Hippique de Saint-Lô (désormais modernisé et de nouveau compétitif), et surtout, ont permis une large restructuration du Haras national du Pin avec de nouveaux équipements qui en font un site exceptionnel.

32 stagiaires

Ce rapport donne également des informations sur le fonctionnement du GIP. A titre d’exemple, au 23 août 2014, c’est-à-dire la veille des Jeux, le GIP employait 133 salariés et 32 stagiaires. Là aussi les estimations de départ en matière de besoins en ressources humaines avaient été sous-estimés : 4,3 M€ prévus contre 11,5M€ réalisés. Les bénévoles, sujets de nombreuses interrogations et critiques, n’ont malheureusement pas été étudiés puisqu’ils n’étaient pas des agents du GIP. La Cour des Comptes souligne simplement qu’ils étaient plus de 3000. Quelques lignes sont également consacrées à la rémunération du Directeur Général, et un tableau récapitulatif très intéressant détaille le coût d’aménagement des sites de compétitions.

Côté FEI, celle-ci a perçu 3,7 M€ entre 2011 et 2015, soit 4,68% des dépenses totales. L’auditeur souligne qu’aucun droit TV n’a bénéficié au GIP, tout comme c’est le cas lors des autres championnats et circuits FEI. Si l’on ajoute à cette redevance le coût de la production TV, le GIP a dû payer un droit d’entrée de plus de 5M€.

Pour l’heure, le million d’excédent va être réparti entre les différentes collectivités parties prenantes du GIP à la hauteur de leur financement (région 38%, Etat 35%, Ville de Caen 10%, Agglo Caen-la-Mer et Calvados 7%, Manche 4%, Orne 2%, FFE 5% et CNOSF 2%).

Vous pouvez consulter l’ensemble des documents de l’audit ICI.

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