mardi 20 février 2018
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Jumping de Bordeaux : la septième pour l’Australien Boyd Exell

Même Boyd Exell lui-même ne se souvient plus exactement du nombre de finales de Coupe de monde qu’il a remportées. « Sept », lui souffle une journaliste. « Cela doit être ça », s’amuse-t-il. En Coupe du monde d’attelage, la question n’est pas de savoir qui va gagner, mais qui pourrait le battre.

Le Suisse Jérôme Voutaz l’a fait lors de l’étape qualificative de Leipzig. Et il a été tout près d’y arriver à Bordeaux. Mais le Champion australien a su garder la mainmise sur l’épreuve, notamment grâce à l’apport de deux chevaux plus expérimentés qu’il n’avait pas à Leipzig : « Le fait d’avoir été battu à Leipzig a été bénéfique car ces gars (désignant Voutaz et le Néerlandais Kood de Ronde, 3ème à Bordeaux) sont de plus en plus près. Vous avez vu ce qu’il s’est passé dans la seconde manche. Jérôme et Koos – tout comme moi – ont fait tomber une balle (l’équivalent de la barre de jumping, une balle posée sur les plots déterminant les portes que les attelages doivent franchir). Je ne pouvais plus me permettre de recommencer dans le barrage et j’ai dû me concentrer de plus belle car le sans-faute était obligatoire. Bref, les scores se resserrent et Jérôme était très très près ce soir. C’est la peur de perdre qui me motive. »

Le mérite du meneur valaisan n’en reste pas moins admirable. Au contraire de ses adversaires, ce mécanicien est un véritable amateur : « A 100%. Alors comme d’autres vont jouer au tennis ou faire de la voile, moi je fais de l’attelage. Je m’entraine et entraine mes chevaux deux ou trois heures le soir, à la lueur des phares que j’ai installés sur ma voiture d’attelage. Le week-end, nous travaillons un peu en manège ». Une vraie passion, doublée de celle qu’il voue à ses chevaux, des Franche-Montagnes, sorte de petit cheval de Trait du Jura, à priori pas vraiment faits pour la compétition de haut niveau, mais qui conviennent très bien aux méthodes de travail du mécanicien : « ce sont des chevaux qui demandent moins de travail et qui pardonnent plus volontiers mes petites erreurs, ils sont plus faciles à travailler ». Peut-être manquent-ils d’un peu de sang pour ces épreuves de vitesse : « Vous les avez vu sur la piste, vous trouvez » ? Jérôme Voutaz travaille avec un agriculteur voisin qui lui met onze Franche-Montagnes à disposition et désormais, la saison indoor s’achevant à Bordeaux, l’objectif est de préparer les prochains Jeux équestres mondiaux qui auront lieu à Tryon, aux États-Unis : « Ma philosophie, c’est de toujours faire du mieux que je pouvais, tout ce qu’il y a en plus, je le prends ». Exell, lui, ne pense qu’à la médaille, celle en or individuelle qu’il compte bien conserver à Tryon. « Dès que je serai rentré de Bordeaux, je m’y mets ».

Aujourd’hui, le Jumping International de Bordeaux a confirmé son statut de haut lieu de l’attelage : les spectateurs du jumping sont tous restés pour admirer et applaudir des as de la conduite à quatre chevaux.

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