samedi 19 octobre 2019
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© Gilles Alleaume

Le roi de la voltige tricolore a tiré sa révérence

Ce week-end à Graz en Autriche, a marqué la dernière Coupe du monde de voltige de Nicolas Andréani. Plus qu’un performer sportif, c’est un showman chouchou du public qui a donc tiré sa révérence à l’issue de cette dernière compétition.

A 30 ans, le voltigeur d’origine corse Nicolas Andréani a tout gagné. 

Multiple médaillé, il ne cesse d’occuper le devant de la scène Européenne et Internationale depuis 2009, il collectionne les titres et truste les podiums des plus prestigieuses compétitions mondiales. Jusqu’à l’ultime consécration, en 2012 ou il remporte le titre de champion du Monde. Grâce à son univers porté par les personnages qu’il incarne avec passion pour donner vie à ses créations, il conquiert également le cœur du public dont il devient le chouchou.

Ce virtuose de la voltige a annoncé récemment sa décision d’arrêter sa carrière de compétiteur. Il courrait ce week-end sa dernière Coupe du Monde à Graz en Autriche, puis fera une dernière apparition sur la scène sportive lors d’une compétition à Doha, avant de raccrocher les chaussons.

Au cours d’un entretien avec Horse-Actu.fr,  il revient pour nous sur son meilleur souvenir, les raisons de sa décision d’arrêter et ses projets à venir.

Horse Actu : Vous avez une carrière impressionnante à votre actif, quel est votre meilleur souvenir?

Nicolas Andréani : C’est sans nul doute mon titre de champion du Monde, obtenu en 2012 avec mes fidèles partenaires, Marina Joosten Dupon, ma longeuse, et Just A Kiss HN, mon cheval de tête. Ils contribuent grandement à mes réussites.

J’ai aussi un excellent souvenir que je voudrais mentionner : en 1997, j’ai participé à mes premiers championnats d’Europe à Aix-la-Chapelle. J’avais douze ans, et j’étais le plus petit de la bande, celui que l’on portait tout en haut. J’étais très impressionné de concourir auprès des grands  noms de la discipline, notamment de l’américain Devon Maitozo qui est devenu champion du Monde de la discipline l’année suivante.

H A : Qu’est-ce qui a motivé votre décision d’arrêter la compétition, alors que vous êtes au sommet ?

N A : C’est souvent en pleine gloire qu’il faut savoir tirer sa révérence élégamment. J’ai remporté tous les objectifs que je m’étais fixé en compétition, et je dois avouer que, pour rester à ce niveau, cela représente énormément d’heures d’entrainement intensif et technique. Aujourd’hui, j’aimerais consacrer ce temps à d’autres projets. 

H A : Pouvez-vous nous en dire plus à propos de ces projets ?

N A : J’aimerais m’investir pleinement dans mon rôle de coach. Désormais, ce sont mes élèves à qui je ferais travailler la technique ! J’ai également l’âme créative, ce qui m’a poussé à créer, avec mon ami le voltigeur Jacques Ferrari (Champion du Monde en titre depuis les JEM 2014 à Caen), la troupe de spectacle Noroc. Notre objectif est ainsi de former les voltigeurs de demain et de démocratiser la voltige équestre. L’arrêt de la compétition ne signifie donc pas pour moi l’arrêt de la voltige, bien au contraire. A présent, je l’aborderais simplement sous une forme plus artistique, qui correspond davantage à mes aspirations actuelles.

Propos Recueillis par Capucine Floquet pour Horse-Actu.fr

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