vendredi 22 novembre 2019
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Subileau
© Franck Marioton Photographe

Marine Subileau : « J’ai envie de m’approcher de Carl Hester »

Nicole Favereau et sa fille Marine Subileau ont fait route vers Valence après avoir participé au CDI3* de Nice. À 28 ans le 20 avril prochain, l’amazone revient avec des résultats plus encourageants que jamais. Vainqueur à Nice de la RLM Grand Prix, deuxième puis troisième avec Talitie dans le CDI3* de Valence (ESP), c’est sur Osado 04 qu’elle conclut un week-end quasi parfait en prenant la seconde place de l’épreuve libre en musique. Des performances qui n’ont rien à voir avec le hasard. Rencontre entre course à pieds avec son compagnon et Carlos Pinto à la baguette…

Horse-Actu : Marine comment s’est passé ce week-end à Valence ?

Marine Subileau : C’est un super week-end en Espagne, et nous revenons (avec sa maman pilote pour l’occasion, ndlr) avec de très bons résultats. Maman remporte le grand prix, et moi je prends une belle seconde place avec des petites fautes que je ne fais pas d’habitude ce qui laisse de la marge pour les prochaines compétitions. Ma moyenne augmente en internationaux avec Osado 04, et si je ne commets pas ces petites fautes, je pourrai être cinquième en plus des bons résultats de Talitie qui réalise de beaux passages et piaffer. Je suis donc ravie.

Subileau
© Cedric Vlemmings / Banque perso

H-A : Aujourd’hui tu dresses à plus de 68%, quel a été le déclic ?

M.S : Nous avons beaucoup travaillé avec Carlos Pinto cet hiver. Cela m’a beaucoup aidé. Talitie ayant été blessée, j’ai pu évoluer au mieux avec Osado. Ce travail de fond a été bénéfique. Avec Talitie c’est aussi ma seconde saison et nous avons débuté sur des pistes que je connaissais déjà et où je me sentais bien. Nous étions en confiance, et le travail commence à payer.

H-A : Comment s’est comportée Talitie à Valence ?

M.S : Ma première reprise, je fais sans fautes alors que cela n’avait pas été le cas à Nice. Dans ma seconde reprise, je fais des fautes dans les temps, ce sont des fautes que je faisais l’année dernière déjà, car la jument anticipe avant moi. Il va falloir que je trouve comment faire pour qu’elle ne le fasse plus et que l’on soit encore mieux ensemble. Je pense que c’est ce qui m’a fait perdre la deuxième place du GPS. Ces deux fautes me coutent cher sinon je n’aurais pas été loin du 70%. Je pense que nous avons bien travaillé sur le reste et le travail de l’hiver paye.

H-A : La barrière des 70% ?

M.S : Il faut vraiment que j’arrête de faire des fautes, on n’est vraiment pas loin. Il faut que je sois encore plus précise, c’est ce qui m’a manqué à Nice. J’ai manqué de précision dans mes transitions et il faut réellement que tout soit parfait.

H-A : La suite de la saison ?

M.S : Nous allons au Mans pour le Grand National FFE de Dressage. Je n’emmènerai qu’Osado 04. Talitie a 17 ans et elle revient de blessure, je vais essayer de la préserver, mais les deux chevaux seront au départ de Jardy dans trois semaines, et puis après nous ferons Saumur en international.

H-A : As-tu des passions à côté ?

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© Cedric Vlemmings / Banque perso

M.S : Je suis assez sportive et mon compagnon l’est aussi. Il y a deux ans nous avions fait ensemble le semi-marathon de Bordeaux, on s’était bien amusés. Du coup nous allons essayer de le refaire cette année même si l’entraînement est plus difficile, car nous partons à droite et à gauche avec les chevaux. J’aime bien lire aussi, les rares moments où je le fais c’est dans le camion d’ailleurs. Souvent lorsque l’on partait tous les deux je lui faisais la lecture, aujourd’hui il y a les livres audio, et c’est juste génial je n’ai plus besoin de faire la lecture.

H-A : Comment se passe la relation avec ta maman ?

M.S : On travaille tous ensemble. Nous sommes associés avec maman et mon beau-père. On se regarde beaucoup monter, surtout quand Carlos vient, cela nous permet de voir le travail ensemble. Cela donne un vrai appui pour continuer à se faire progresser. Et puis elle a une expérience que je n’ai pas, pour m’aider, pour avancer et pour me rassurer. Mon niveau me permet aujourd’hui aussi de pouvoir l’aider un petit peu.

H-A : Tes rêves ?

M.S : On rêve toujours un peu d’équipe de France c’est sûr, mais c’est tellement difficile à ce niveau-là. Aujourd’hui j’ai deux chevaux qui me permettent d’aller sur des internationaux et me classer, cela commence plutôt bien. Ce serait un objectif de pouvoir se classer tous les week-ends ou presque. J’ai envie de m’approcher des meilleurs cavaliers étrangers comme Carl Hester, qui monte super bien. Et même si je pense que je n’aurai pas assez d’une vie pour m’approcher de son niveau, j’aimerais m’en approcher un peu.

H-A : Ton travail aux écuries ?

M.S : Avant je montais beaucoup les jeunes chevaux. Aujourd’hui je continue, mais on travaille chacun un piquet de chevaux et en fonction, il nous arrive d’échanger pour comprendre les problèmes. On essaye de faire au mieux pour le travail du cheval. Aujourd’hui on a une trentaine de chevaux en boxe et une cinquantaine au total sur les écuries.

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© Franck Marioton Photographe

H-A : Est-ce que tu réussis à t’accorder du temps autrement ?

M.S : La course à pied est vraiment la seule chose que je peux faire, car il n’y a pas de matériel. Maintenant cela fait deux ans, depuis que maman est entrée dans le groupe JO/JEM que j’ai beaucoup moins de temps. Les retombées sont importantes et nous avons beaucoup, beaucoup de travail et peu de temps en dehors. Il n’y a donc que la course à pied, et moi j’ai un chéri qui ne fait pas du tout de cheval et donc j’essaye de garder une journée dans le mois pour lui en plus de la course. Ce week-end il nous a accompagné, c’est chouette, mais sinon nous n’avons pas trop de temps libre.

H-A : Le groupe JO/JEM a changé beaucoup de choses ?

M.S : On a commencé à avoir des résultats, puis maman est entrée dans le groupe et nous avons eu des retombées rapidement. Nous nous sommes retrouvées médiatisées alors que nous n’avions pas eu cela jusqu’à présent. Puis il y a eu les présélections pour les JO et cela nous a apporté beaucoup de choses d’un coup.

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