jeudi 21 novembre 2019
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Mélanie Cloarec : retour en Croatie…?

À 27 ans, Mélanie Cloarec va reprendre dans quelques semaines la route des épreuves du Grand National FFE, et pour la première fois sans sa fidèle coéquipière Pomme Cilote. Ayant fait le choix d’une route différente pour la saison 2017, c’est aux côtés d’Alix Ragot qu’elle va évoluer et tenter de faire toujours mieux. Celle qui est née d’un père croate, et qui pourrait obtenir la double nationalité, et d’une mère bretonne, nous a accordé quelques minutes au cœur du Pays d’Auge.

Horse-actu.fr : Comment es-tu venue à l’équitation ?

Mélanie Cloarec : Tout a commencé alors que j’avais trois ans. Maman m’a offert un poney et depuis je n’ai jamais arrêté. Personne ne montait à cheval à la maison. Dès que je rentrais de l’école je montais à poney et ne pensais pas vraiment pas à autre chose. J’ai fait un peu de danse, mais cela m’a vite passé, les chevaux prenant de plus en plus de place.

DK Prod / D. Kilani
DK Prod / D. Kilani

HA : Comment es-tu arrivée à cheval ?

MC : Je me suis installée très vite dans mes écuries. Je montais mes propres chevaux à l’époque et très vite j’ai beaucoup monté de chevaux au pied levé, directement en piste. Je ne les travaillais pas à la maison, et souvent je les découvrais en piste. En 2001 (alors qu’elle n’a que 12 ans, ndlr) je monte essentiellement une jument baie déjà prénommée Hondine (Princesse) et un hongre gris Gavroche de la Roc.

HA : Tu as toujours fait de la compétition ?

MC : Réellement je ne suis jamais trop restée dans les catégories d’âge. Benjamin, minime, cadet, me réussissaient plutôt bien et très souvent j’étais surclassée. J’ai fait les internationaux Enfants en 2002, où je me classe à Compiègne et Auvers, je gagne aussi une des deux épreuves du Championnat de France Minimes avec Hondine Princesse justement et peu avant j’avais gagné l’une des deux manches du Championnat de France AM4 junior. Et puis après cela j’ai gagné des championnats régionaux, et j’ai commencé en pro avec des épreuves GP 1,30m et 1,35 m

HA : Comment fonctionnes-tu aujourd’hui ?

MC : À 18 ans on a créé l’entreprise ici à la maison, mais la carrière existait bien avant puisque je travaillais déjà mes chevaux ici. La collaboration avec Sophie Robillard (Haras du Houlbec) est arrivée peu après en répondant à une simple annonce. Je lui ai fait parvenir des vidéos et puis cela s’est fait comme cela. Aujourd’hui j’oscille entre mon travail ici à la maison, quelques prestations et de la vente, et puis le Haras où je peux monter les chevaux du Haras, mais ceux aussi de Sylvie Levallois.

HA : Ton meilleur souvenir sportif ?

MC : Mon premier championnat de France amateur à Auvers est un souvenir fort. Mon papa était présent et cela reste quelque chose d’inscrit en moi. C’étaient mes premiers vrais grands championnats et forcément cela a une importance.

HA : Le Grand National FFE 2017 ?

© Alleaume Gilles

MC : Je ne sais pas si c’est un nouveau défi, mais nous avions parlé avec nos coéquipiers respectifs déjà l’an passé. C’est vrai que le faire avec Alix Ragot est un nouveau défi. Nous allons essayer de faire encore mieux que les années précédentes, car la progression est constante. Mes objectifs en 2017 ne sont pas forcément fixés. Les 4 ans ne vont pas jusqu’à Fontainebleau généralement, et on voit ce que font les 5 ans. Cette année sera surtout l’arrivée d’Urgance du Fort en grand prix et de Coco du Houlbec Z dans des épreuves plus importantes. Avec Ondine Belmanière cela fait trois chevaux pour de belles épreuves.

HA : Des hobbies ?

MC : Aujourd’hui je n’ai pas vraiment le temps de faire autre chose à côté. Entre les chevaux à monter, l’élevage et les prestations, je ne prends pas de temps pour faire quelque chose à l’extérieur. Nous avons un ou deux poulains chaque année et nous disposons de trois poulinières à la maison.

HA : Quels sont tes rêves ?

MC : Je rêve de bien faire ce que je fais. Je veux bien réussir ma saison, aller de mieux en mieux chaque année. Je regarde beaucoup ce qu’il s’est passé l’année précédente pour évoluer.

© DK Prod / D Kilani

HA : La double nationalité rêve ou fiction ?

MC : Aujourd’hui la double nationalité on y travaille, ce n’est pas si simple. L’objectif avec cette option-là est déjà de pouvoir programmer un planning de concours d’un mois sur l’autre. Aujourd’hui, forcément les performances jouent dans la balance, mais jusqu’au dernier moment on peut ou non faire partie de la sélection. Ce n’est pas simple pour s’organiser, la concurrence est rude, et cela est difficile pour nous qui ne sommes pas dans les meilleurs. L’option de la double nationalité me permettrait d’établir un programme complet, en adéquation avec le rythme de mes chevaux, et surtout plus facile à gérer.

HA : Le début de la saison ?

MC : Ce sera Royan du 9 au 12 mars pour le Grand National FFE. Puis ce sera les jeunes chevaux à Deauville avec six 4 ans et six 5 ans soit le nombre maximal autorisé.

Portrait Chinois

  • Mélanie si tu étais un gâteau, tu serais? – Une tarte aux fraises. Je n’aime que les fraises !
  • Un film ? – Je ne vais pas trop au cinéma, je regarde la télé en fond musical le plus souvent. À vrai dire le soir je ne regarde jamais une émission trop en entier.
  • Un animal ? – Un oiseau. Cela me permettrait de gagner du temps. J’irais plus vite pour aller d’un point à un autre. Je fais beaucoup de route seule, et si je pouvais éviter d’en faire ce serait bien. Le temps est long dans le camion, la radio n’est parfois pas suffisante.
  • Un bonbon…? – une fraise Tagada forcément !

Propos recueillis par Damien Kilani pour Horse-Actu.fr.

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