vendredi 15 décembre 2017
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Noelle Ouaddar, une chef de piste passionnée (photo: Xavier Boudon)

Noelle Ouaddar: une passionnée dans l’ombre d’une star

Tout le monde ou presque connait son mari qui a porté son pays au firmament des sports équestres mondiaux. Mais Noelle Ouaddar oeuvre également au développement du saut d’obstacles au Maroc. Chef de piste du CSI1* de Tétouan, elle témoigne de l’ouverture du royaume en matière sportive. Rencontre avec une femme enthousiaste, enjouée et déterminée.

Qui a insufflé cette impulsion visant à développer les sports équestres au Maroc ?

Noelle Ouaddar: La première à avoir décidé de lancer cette tournée du Morocco Royal Tour est la Princesse Lala Amina, décédée depuis, qui a mis en oeuvre et fait en sorte que cela continue. Le MRT a été repris par le Prince Moulay Abdellah, une personne qui adore les chevaux et poursuit l’oeuvre commencée par sa tante selon ses derniers souhaits. Bien sûr, Sa Majesté est derrière car il investit au niveau des chevaux et de l’événement.

Est-ce que le MRT occupe une place importante aujourd’hui sur le continent en matière de sports équestres ?

Noelle Ouaddar: Bien sûr. Tout cavalier achète des chevaux en vue de participer à cet événement. Oui, les marocains eux mêmes sont impatients de retrouver ce concours chaque année. Ils ont envie de se mêler aux meilleurs, le MRT est devenu important.

Le saut d’obstacles a-t-il acquis le statut de sport incontournable ?

Noelle Ouaddar: Il est important…je suis mal placée pour en parler objectivement… Kebir nous a levé le drapeau souvent à l’étranger. Les marocains s’accrochent et veulent le dépasser.

Kebir est le lièvre en quelque sorte…peut-il être rattrapé ?

Noelle Ouaddar: Il y a une équipe qui arrive, et aussi des jeunes qui ont envie d’y arriver. C’est bien pour nous. Nous sommes fiers !

Vous concevez les parcours au MRT ?

Noelle Ouaddar: Je suis en effet chef de piste depuis une vingtaine d’années au niveau national. J’ai obtenu mes diplômes de la FEI voici quinze ans. Je n’ai jamais cherché à monter les parcours ailleurs car quand je suis en Europe, je préfère profiter de mon mari et rester avec lui plutôt que de courir sur les pistes (rires).

Est-ce spécial de monter des pistes pour les marocains ? Adaptez-vous les techniques ?

Noelle Ouaddar: Oui, mais c’est difficile. Déjà pour une femme ici au Maroc, ce n’est pas simple. Je crois qu’il faut aimer faire ça. On travaille plus pour les chevaux que pour les cavaliers. On les regarde c’est sûr, mais si on monte une piste, c’est pour les chevaux.

Finalement, le fil conducteur, ce sont les chevaux ?

Noelle Ouaddar: Je crois que cela se passe comme ça même pour le marocain. Il y a d’abord le cheval, dont il faut s’occuper pour obtenir des résultats.

En 20 ans de métier, comment le sport a-t-il évolué ?

Noelle Ouaddar: Au départ, c’était la Princesse Lala Amina qui nous emmenait sur les pistes. Elle voulait piéger les cavaliers, elle était coquine et nous jouions le jeu. Cela a toujours marché. Maintenant, nous essayons de copier les européens, on se met au niveau. Qu’Uliano (Vezzani, le maestro italien aux commandes des trois étapes du MRT, ndlr) nous fasse confiance pour construire les parcours du CSI1*, c’est une marque de confiance. Il a ses astuces, son style et il nous inculque ça. C’est formidable pour nous !

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