jeudi 21 novembre 2019
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Bernard Briand Chevalier est le petit nouveau à La Baule (photo: Gilles Alleaume)

Un preux Chevalier breton à l’assaut de La Baule !

Il brille maintenant depuis deux saisons sur la scène internationale et ne cesse de surprendre. Bernard Briand Chevalier, breton de son état, aidé de sa jument normande Qadillac du Heup, poursuit son ascension sereinement, sans pression…enfin presque ! Rencontre avec le ‘petit nouveau’ de l’équipe de France.

Horse-Actu.fr : Quel effet cela fait de se retrouver dans l’équipe de France à La Baule ?

Bernard Briand Chevalier : C’est effectivement un peu particulier d’être là, à La Baule, en France, pas très loin de la maison. C’est une pression un peu différente. C’est aussi une preuve de confiance de faire partie de l’équipe ici.

H.A. : Comment expliquez-vous votre ascension depuis 2-3 saisons ?

B.B.C. : Lorsque l’on exerce ce métier, on rêve toujours d’arriver à haut niveau, d’entrer dans l’équipe nationale. On essaie toujours malgré tout de travailler pour cela. Mais ce n’est pas évident. J’ai eu la chance de trouver cette jument (Qadillac du Heup, ndlr) que nous avons achetée à 3 ans. Cela a été une opportunité. Mes parents étant derrière moi pour me soutenir, j’ai pu me permettre de la garder. J’ai pu privilégier le haut niveau. Lorsqu’on m’a proposé d’intégrer l’équipe de France en seconde ligue, cela m’a beaucoup plu. J’ai voulu continuer sur ce circuit tant que j’en avais la possibilité.

H.A. : Vous y avez pris goût du coup…?

B.B.C. : Evidemment ! L’épreuve de Coupe des Nations est un format particulier. C’est une pression différente, quelque chose qu’on ne rencontre pas ailleurs.

H.A. : Qu’avez-vous ressenti lors de votre première sélection à Drammen en 2015 ?

B.B.C. : Forcément beaucoup de pression, mais de la bonne pression. On a envie de se surpasser pour l’équipe, il y a une autre envergure que dans une épreuve individuelle dont on a l’habitude.

H.A. : Comment gérez-vous en parallèle haut niveau et jeunes chevaux ?

B.B.C. : Depuis un an, j’emploie un cavalier-maison, Yoann Kerihuel, qui se consacre aux jeunes chevaux. Je ne fais pas du circuit jeunes chevaux une priorité, cela dépend des propriétaires, s’ils souhaitent accéder à la finale. Mes parents élevant un peu, nous avons beaucoup de jeunes chevaux issus de notre élevage. Le but est de les former gentiment sans chercher absolument à les qualifier. Avoir un cavalier à la maison qui les prépare bien me permet de rentrer de concours et de repartir directement en épreuves. J’ai notamment deux bons 6 ans qui tournent très bien.

H.A. : Vous êtes-vous préparé pour La Baule ?

B.B.C. : Non, pas particulièrement. Nous avons suivi le programme habituel, et surtout, nous avons fait comme avant Lummen où cela s’est bien passé.

H.A. : Que visez-vous désormais ?

B.B.C. : Je profite de chaque compétition l’une après l’autre. Si je peux continuer de bien faire et montrer que j’ai ma place en équipe, ce serait bien de participer à d’autres CSIO ou 5*. De là à me rendre aux Europe, c’est peut-être encore un peu tôt avant d’imaginer y aller.

H.A. : Vous vous appuyez principalement sur Qadillac pour le haut niveau. Avez-vous une relève derrière elle ?

B.B.C. : J’ai un deuxième cheval qui m’accompagne à La Baule, T’Es Ok Minotais, qui sort en 5* sur 1,50m et qui permet de soulager un peu Qadillac. Derrière, j’ai la fille de Qadillac, Uneven du Heup, âgée de 9 ans. Je l’ai pas mal préservée jusque-là et cette année, elle a débuté sur 1,50m avec de bonnes performances à San Giovanni. Elle se repose ce week-end car elle était à Lummen. J’espère qu’elle suivra les traces de sa mère.

H.A. : On observe de plus en plus de chevaux et cavaliers bretons percer à haut niveau. Est-ce que vous revendiquez ce côté ‘bretonnant’ ? (rires)

B.B.C. : Je ne sais pas si je peux vraiment le revendiquer, ma jument étant un pur produit normand (rires) (Qadillac est née chez le regretté Hubert Groualle dans la Manche, par l’étalon de la famille Couétil, Helios de la Cour II, ndlr). Mais oui, on essaie, nous faisons un peu d’élevage. Je m’entraîne aussi depuis deux ans avec Jean-Louis Roudaut (le naisseur de Paladin des Ifs, installé dans le Calvados, est originaire du Morbihan, ndlr). C’est grâce à lui que j’ai passé un cap car avant, je tournais seulement en 1,35m/1,40m. Je sentais que je pouvais faire plus. J’ai commencé par le Grand National puis cela m’a ouvert l’équipe. Il me suit tout le temps, sur tous les concours.

H.A. : Avant la coupe, avez-vous un rituel, une habitude…?

B.B.C. : Non, pas du tout. J’y vais si possible détendu (rires).

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