mercredi 28 juin 2017
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Le Château de Bertichères, cadre de ce premier Royal Jump (photo: Xavier Boudon)

Royal Jump: une première très encourageante

Le tout nouvel événement multi disciplines imaginé par Hervé Taieb a tenu promesse. Il y eut du sport, du public, un cadre magique. Cette belle initiative soutenue par le staff fédéral a attiré plusieurs milliers de spectateurs, particulièrement les jours de cross (plus de 12000 spectateurs le dimanche selon les chiffres officiels). Le mélange des genres a semble-t-il répondu aux attentes d’un public varié. Mais évidemment tout ne fut pas parfait – c’eut été un miracle pour une première ! -. Retour sur un Royal Jump haut en couleur !

Le cadre tout d’abord. Le château de Bertichères, aux portes de Chaumont-en-Vexin (au carrefour du Val d’Oise et de l’Eure), aujourd’hui exploité comme club de golf, apporte immédiatement un certain cachet. La grande allée de tilleuls menant à la grille principale donne tout de suite le ton. Passées les petites dépendances transformées en secrétariat et club-house, le château se dresse, élégant et discret. Une demeure flanquée d’une tour où les journalistes furent logés durant cette semaine épique. Un tapis rouge pour accéder au bâtiment reçut les pieds de quelques VIP et surtout de la star du week-end, Patrick Bruel. Le chanteur quinqua fit l’attraction de cette première édition, au point que des groupies campèrent une journée durant aux pieds de la scène.

Côté mise en scène et spectacle, soyons honnêtes, le résultat fut conforme aux espérances. Un air de country fair se dégageait de l’événement, avec son village central bien fourni, ses nombreux foodtrucks dispersés sur le terrain de golf, ses grappes de promeneurs du dimanche venus s’aérer en famille. Des véhicules jonchaient la pelouse, électriques ou à la mode, et incitaient à la flânerie. La soirée Mauboussin organisée en parallèle de la soirée cavaliers fit le plein (à tous points de vue). Ne parlons pas du concert de Patrick Bruel dimanche soir. Ses plus grands fans étaient là, et bravèrent la fraîcheur printanière pour l’écouter jusque tard dans la nuit. Si son staff semblait parfois un peu tendu, lui ne l’était pas, prompt à plaisanter avec les journalistes enfermés dans leur tour. Il offrit un joli tour de chant, « il fit le boulot » comme on dit, pour le plus grand plaisir du public et des cavaliers restés en profiter.

Côté sport, le son de cloche se révéla légèrement différent. Certes, le cadre était idyllique. Qu’imaginer de plus beau qu’un golf pour servir de décor à une épreuve internationale ? Sincèrement, hormis le Haras du Pin et celui du Lion d’Angers, il est difficile de trouver aussi verdoyant et vallonné. Malgré la faible présence de cavaliers étrangers (des suisses, belges et allemands avaient fait le déplacement, sans oublier la sud-africaine Victoria Scott), le plateau était conforme à ce niveau d’épreuve. Toutefois, les cavaliers et coachs, ravis de l’initiative – Cédric Lyard vainqueur du CIC2* et reparti au volant d’une Mini ne nous démentira pas -, notèrent quelques points d’amélioration possibles. Le tracé proposait de nombreux passages étroits rythmés par des virages serrés, gênant les chevaux à grande action. Le sol, qui d’ordinaire convient aux golfeurs, se révéla plutôt glissant à certains endroits après les pluies du milieu de semaine. Il fallait sérieusement cramponner ! Les chutes se multiplièrent que ce soit sur le CCI1* et le CIC2*, heureusement sans gravité. Le sol seul n’était pas l’unique cause. La technicité trop élevée surtout sur le CCI1* fit beaucoup parler. Des chevaux un peu verts ou des cavaliers trop peu expérimentés rencontrèrent quelques difficultés. Mais comme l’a souligné Michel Asseray, DTN adjoint en charge du concours complet, une telle initiative doit être soutenue et encouragée. Car si des détails techniques ont pu en agacer certains, admettons qu’avoir le courage de se lancer dans une telle aventure relève du sacerdoce. Souhaitons que le petit milieu du complet fasse fi de ces quelques « détails » tout à fait améliorables, et revienne plus nombreux l’année prochaine pour un Royal Jump princier qui a couronné deux couples symboliques : Aurélie Riedweg / Bart L et Cédric Lyard / Cadeau du Roi.

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