samedi 19 octobre 2019
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Sergio Alvarez Moya (ESP) revient aux affaires avec Charmeur (© Sportfot)

Wellington: Moya pile à l’heure !

Décidément, ce Grand Prix Rolex de Wellington ne porte pas chance aux américains. En particulier à McLain Ward, 2e samedi soir, une place qu’il occupait déjà l’an dernier à la même date…! Cette fois, le médaillé olympique avait choisi son vieux complice Rotchild, mais le bouillonnant alezan échoua à quelques centièmes de Charmeur, le partenaire de Sergio Alvarez Moya. Auteure de plusieurs victoires probantes, Karen Polle (JPN) confirme son talent en montant sur la 3e marche du podium.

Ce Grand Prix marque l’apothéose du Winter Equestrian Festival. Placé sous le parrainage de Rolex, cette épreuve offre chaque année un spectacle de haut vol sur la grande piste en sable du Palm Beach International Equestrian Center avec 40 des meilleurs cavaliers stationnés en Amérique du Nord. Remporté par Scott Brash en 2015, il couronna un autre britannique l’an dernier en la personne de Ben Maher. En l’absence des deux médaillés londoniens, d’autres européens – car oui, géographiquement, la Grande-Bretagne fait toujours partie de l’Europe – avaient fait le déplacement. En ouvreuse, Marie Hécart (FRA) manqua le barrage pour une petite faute avec Cenwood Delle Lame. Luciana Diniz (POR), qui profite de la douceur de la Floride pour se remettre progressivement en selle, sortit avec deux fautes. Juste avant elle, la jeune Karen Polle créa LA sensation de la soirée. Mais à bien regarder les performances de la japonaise ce trimestre, ce ne fut pas vraiment une surprise.

Vainqueur dans l’après-midi de l’autre grosse épreuve avec Dublin, Kent Farrington échoua de peu sur Gazelle, tout comme Jeroen Dubbeldam (NED) et SFN Zenith. Les champions du monde en titre semblent reprendre des couleurs sous le soleil américain. Sergio Alvarez Moya (ESP), lui, avait misé sur son cheval Charmeur. Du charme, l’espagnol en a à revendre, surtout à cheval. Et lorsqu’il signa le second sans faute sur le parcours initial, il était certain d’animer le barrage. Rejoint par Beezie Madden, Laura Kraut et McLain Ward, Sergio savait pourtant que sa mission s’annonçait rude.

« Je suis super content, mon cheval a formidablement sauté » a déclaré l’espagnol après avoir réussi le pari de s’imposer face à l’équipe olympique américaine. « Je suis juste allé aussi vite que j’ai pu. J’ai vu le tour de Karen, et j’ai su que je devais aller vite dès le premier obstacle, et continuer jusqu’au dernier. Mon plan était de faire une foulée de plus vers la combinaison, mais j’ai eu 8 bonnes foulées, et j’ai fait confiance à mon cheval. Puis vers l’oxer suivant j’ai eu encore une bonne distance alors j’ai pu y aller et continuer à avancer. En fait j’avais vu une foulée de moins pour aborder le dernier vertical, mais j’ai pensé que c’était peut-être trop. Je ne pense pas avoir laissé beaucoup d’espace aux autres, et cela a fonctionné« .

Redoutable lorsqu’il s’agit de finir le travail, McLain Ward ne parvint pas à améliorer le chrono de l’ibère, et termine encore une fois 2e. L’américain se console en remportant le classement général des Suncast Series dont il tenait la tête jusqu’à samedi.

Après une campagne américaine réussie, Moya s’envole aujourd’hui pour Omaha où il rejoint son autre cheval de tête, Arrayan, pour disputer sa 4ème finale Coupe du Monde. Il tentera de faire mieux que sa 4e place de Göteborg en 2013.

Classement complet: CLIQUEZ ICI.

Revoir le barrage de Sergio Alvarez Moya et Charmeur: CLIQUEZ ICI.

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