jeudi 21 novembre 2019
Accueil / Près de chez vous / Bretagne / Mathieu Bourdon : « Apprendre tout en regardant ! »
bourdon
Mathieu Bourdon, la découverte de ce CSIO de La Baule (photo: Damien Kilani / DK Prod)

Mathieu Bourdon : « Apprendre tout en regardant ! »

Il est le « fils de », comme le disent nombre d’articles que l’on peut lire sur lui. Fils d’Alain Bourdon donc, le jeune  cavalier breton n’en finit pas de monter à cheval. Hier à Saint Lô sur des jeunes chevaux, aujourd’hui à La Baule au départ du CSIU25 en marge du CSIO5*, le cavalier de Playboy du Tertre navigue par monts et par vaux. Aux rênes de celui qui réalisait l’ultime séquence du film Jappeloup avec Guillaume Canet sur son dos, Mathieu Bourdon veut encore apprendre en regardant les cavaliers du CSIO5*. Une soif de formation qu’il réalise aux côtés de ses parents, sans y  rester dans l’ombre. Rencontre à quelques heures du début du CSIO français.

Horse-Actu : Mathieu, quels ont été tes débuts ?

Mathieu Bourdon : J’avais moins de 10 ans quand j’ai commencé. J’ai suivi les cours avec maman au centre équestre et je faisais beaucoup de Horse-Ball, car nous avions une équipe. À côté de cela je faisais aussi les concours d’entraînements. J’ai commencé par des 60 et 80 cm, puis par les matchs de horse-ball.

H.A. : À quel âge as-tu commencé la compétition ?

M.B. : À 9 -10 ans. À l’époque je participais aux épreuves D2 / D3. J’ai toujours fait que du CSO après le Horse-Ball.

H.A. : Tu es sportif ?

M.B. : J’ai pratiqué beaucoup de sport étant jeune à vrai dire. J’ai fait du Judo jusqu’à mes 15 ans, de la boxe, de la natation, j’ai toujours été très sportif, à courir un peu partout. Tous les soirs de la semaine, je faisais une activité différente en plus de monter à cheval. Aujourd’hui je n’ai plus trop le temps de faire autre chose. Jusqu’à mes 20 ans j’ai pu le faire, aujourd’hui je ne monte qu’à cheval ce qui me demande beaucoup entre les compétitions, les jeunes chevaux.

H.A. : Aujourd’hui tu es le seul cavalier de la maison ?

M.B. : Oui depuis que papa (Alain Bourdon, ndlr) ne monte quasi plus je suis le seul à cheval. Après, mes parents sont tout le temps là. Avec papa nous allons partout ensemble comme aujourd’hui où nous sommes à Saint Lô pour les jeunes chevaux et maman avec Playboy (du Tertre, ndlr) en route pour la visite vétérinaire de La Baule.

H.A. : Vous n’êtes que tous les deux ?

M.B. : J’ai un groom qui me prépare mes chevaux et qui nous aide, mais nous le faisons aussi avec papa. Nous sommes complémentaires, il ne me dit pas tout ce que je dois faire. Nous débriefons à partir des vidéos, et je ne prends pas non plus toutes les décisions. Nous parlons et échangeons beaucoup.

H.A. : Vous êtes aussi souvent sur la route, qui conduit ?

M.B. : Cela dépend. En ce moment c’est plus souvent moi, mais nous avons tous les trois nos permis cela nous permet de pouvoir partir comme là avec deux camions. Il faut que l’on puisse conduire tous les trois entre le petit camion, et la semi.

H.A. : Tu es en jeunes chevaux aujourd’hui et tu enchaînes avec La Baule ?

M.B. : Je finis ma journée et nous repartons à La Baule directement, la première épreuve étant ce jeudi en fin d’après-midi. Je vais essayer de rester dans le même état d’esprit qu’aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on arrive à La Baule qu’il faut se monter la tête ! Ce qu’il faut c’est réussir à garder en tête que nous sommes là pour notre boulot et puis c’est tout.

H.A. : Cette saison tu vas justement suivre le circuit U25 ?

M.B. : Je vais suivre le circuit en entier jusqu’à Lyon avec La Baule, le Paris Tour Eiffel, Valence et Lyon. C’est un circuit jeune qui va me permettre de participer à de beaux concours, de pouvoir rencontrer d’autres personnes, de  travailler avec eux plutôt que de rester ici dans le secteur, et puis quand on te propose ce genre de concours ça ne  se refuse pas, tout simplement.

H.A. : Avec Bernard vous serez deux Bretons. Tu vas le suivre ?

M.B. : Je ne vais pas suivre que Bernard, je suis admiratif de ces cavaliers de 5*. J’adore pouvoir les regarder et prendre le temps. Lorsque nous sommes en concours en national nous n’avons pas forcément le temps ou alors le dimanche soir en replay. Là je vais pouvoir suivre les épreuves et cela est passionnant. C’est quelque chose que j’adore faire, apprendre en regardant les autres cavaliers.

H.A. : Avec Playboy vous avez une belle histoire ?

M.B. : Playboy pour moi c’est mon cheval de cœur, je le montais déjà à 6 et 7 ans. Il est né à la maison et nous avons une complicité particulière. Ce n’est pas le cheval de ma vie, je suis encore très jeune, mais presque. En tout cas il m’apporte beaucoup d’émotions et puis il va de mieux en mieux. Il est encore extraordinaire. On s’en occupe vraiment beaucoup, il est suivi par une kiné qui sera avec nous à La Baule, et comme cela nous pouvons savoir très vite quand il ne va pas bien. C’est important pour nous et pour lui et que l’on en prenne soin.

H.A. : On le présente encore comme le petit Jappeloup. Comment vois-tu cela ?

M.B. : C’est une super communication après je ne m’en occupe pas vraiment. Cela fait partie de l’histoire, c’est très bien pour la pub, mais à côté de cela je ne m’en occupe pas.

Portraits chinois

Série ou bouquin ? Je ne bouquine pas beaucoup à vrai dire. Je suis plutôt séries TV, en ce moment ce serait plutôt Game of Thrones

Un grigri avant la compétition ? Pas de gestes trop particuliers, j’essaye surtout de me concentrer, de beaucoup respirer et de faire le vide dans ma tête. La pression monte vite, à chaque grand prix je pense beaucoup à ma respiration pour faire redescendre les choses.

Une sucrerie ? Un muffin, j’adore cela !

Suggestions

deroubaix

CSI4* Bourg-en-Bresse : la victoire pour Alexis Deroubaix

Rendez-vous incontournable cette semaine avec le très prisé CSI 4* de Bourg-en-Bresse. Les victoires tricolores …